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Napoléon Bonaparte a occupé l’Egypte dans le passé et notre blog le mois dernier. Place à Joséphine, sa femme. A l’occasion du bicentenaire de sa mort (1763-1814), que savons-nous de cette femme résolument moderne, tantôt botaniste, tantôt férue de mode ? Le Château de la Malmaison nous propose un regard sur sa passion des fleurs et des oiseaux et le Musée du Luxembourg expose une collection d’objets personnels. Joséphine ou le sacre du printemps !

 

Ces deux expositions sont le fruit d’une collaboration entre le Château de Malmaison et Bois-Préau et la RMN, Le Grand Palais. Le commissaire de l’expo du Musée du Luxembourg n’est autre qu’Amaury Lefébure, directeur de la Malmaison. De quoi enrichir nos connaissances.

 

Joséphine a eu plusieurs vies.

 

Ou plutôt devrait-on la nommer par son véritable nom qui est Marie-Josèphe Rose de Tascher de la Pagerie. Née le 23 juin 1763 au Trois Ilets à la Martinique, fille de colons, elle a vécu une enfance insouciante. C’était son côté « Rose ». A 16 ans, elle est envoyée à Paris, où elle rayonne déjà dans les salons. Elle se marie très vite au Vicomte de Beauharnais, dont elle a deux enfants, Eugène (futur Prince et Vice roi d’Italie) et Hortense (future Reine de Hollande et mère de Napoléon III). Les Beauharnais se séparent peu avant la Révolution. Son mari se fait guillotiner, elle est aussi emprisonnée et frôle la mort, sans l’aide de Barras (amant ou ami). La voici veuve. Elle rencontre Bonaparte en 1795, de 6 ans plus jeune qu’elle, ils se marient en 1796. Il adopte ses enfants. Bonaparte la renomme Joséphine. C’est son côté “impérial”.

 

Leur vie de couple est tumultueuse, elle refuse de le suivre pendant ses campagnes, la fidélité ne semble pas faire partie de leur union, d’un côté comme de l’autre. Par contre, la passion et l’admiration qu’ils se vouent réciproquement durera toute leur vie. De retour, auréolé de gloire et Empereur, il la nomme impératrice et la veut à ses côtés. Malheureusement, elle ne peut lui donner d’héritier, Bonaparte est contraint de la répudier et de divorcer. Entre veuvage et divorce, sa vie de femme est loin d’être sereine. Cependant Bonaparte continue de lui écrire, et lui laisse jouir de son statut d’impératrice, ainsi que de nombreuses demeures dont la Malmaison, où il continue de lui rendre visite. Notez que ses lettres d’amour sont très connues, une vente en 2010 rassemblait quelques 50 lettres et 400 autres documents.

 

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Sa vie de femme, ses objets, son quotidien, sa fabuleuse collection d’art,  sont exposés au Musée du Luxembourg : « Joséphine » du 12 mars – 29 juin 2014.

 

Il s’agit de découvrir le rôle capital qu’elle a joué dans la constitution du Style de l’époque consulaire et impériale. Voyage, musique, jardins, arts, mode, Le Luxembourg célèbre la petite Rose devenue femme du monde et Impératrice. Si vous voulez savourer un bon moment, regardez ici le teaser de l’expo.

 

Retrouvez les Jeux Sylvie de Soye à la boutique du Musée.

 

A la Malmaison, honneur à la botanique avec « Joséphine, la passion des fleurs et des oiseaux », du 02 avril au 30 juin 2014.

 

Embellir la Malmaison, tel était le credo de Joséphine, souhaitant en faire un jardin d’Eden, fidèle au souvenir de ses îles chéries. L’expo met l’accent sur cette femme savante, passionnée, concurrençant les botanistes de l’époque, tant son savoir était étendu.

 

Joséphine a eu autant de vies et de passions que de noms, Rose, Joséphine, une femme toujours énigmatique, qui nous fascine.

 

En savoir plus sur la famille de Joséphine, découvrez le site officiel des de Tascher de la Pagerie.

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