Sur le blog Sylvie de Soye, nous sommes soucieux de vous donner des informations variées et utiles sur les jeux de cartes, la culture, mais aussi sur l’esprit du jeu de manière plus générale, et la pédagogie. Nous avions déjà présenté le travail de la pédagogue canadienne Nicole de Grandmont au travers de l’article « Le jeu c’est avant tout se faire plaisir ». Cette grande dame nous avait d’ailleurs adressé ses félicitations. Ce qui est très motivant pour continuer notre exploration actuelle du jeu en lui-même, de son histoire et de sa fonction éducative, toujours sous l’égide de N. de Grandmont.

 

 

Elle s’est attachée à voir les spécificités du jeu au travers les grandes périodes de l’histoire.

 

 

Le jeu n’a pas toujours été synonyme de plaisir

 

 

Sous l’Antiquité, on laissait jouer les enfants jusqu’à cinq ans, seulement si le jeu les préparait à leur futur métier : calcul, lecture, éducation générale. À Rome on apprend avec des gâteaux en lettres ou en chiffres. On applaudit toujours le travail et l’effort de l’enfant. C’est le règne de la pédagogie ludique.

 

Au Moyen Âge, le jeu est considéré pour tous comme une activité délictueuse au même titre que l’ivresse et la prostitution.

 

Au XVIIe siècle, les filles sont admises à l’école, et chaque école se voit dotée d’une cour de récréation. Les Oratoriens et les Jansénistes inventent la pédagogie souriante. Et au Siècle des Lumières, on invente les comptines pour apprendre la lecture, c’est le règne de la pédagogie de l’effort.

 

Au XIXe siècle, on assiste à l’explosion du jeu éducatif et au règne de la pédagogie du par cœur. Bien plus tard, voilà en 1958 le premier congrès international  « La valeur du jouet éducatif ». Que de chemin parcouru. A travers les siècles, le jeu a évolué pour devenir, grâce au développement de la psychologie et de la pédagogie, le symbole du divertissement. Il n’en est pas moins un outil de travail pour les professionnels, un outil éducatif. Les Jeux Sylvie de Soye ont été créés à des fins ludiques mais aussi pédagogiques. N’oublions pas que ses jeux sont utilisés également à des fins thérapeutiques dans les milieux médicaux, et dans une optique éducative à l’école. Cela va même jusqu’aux classes préparatoires ! Ce sera l’objet d’un futur article. Une chose est sûre, les Jeux Sylvie de Soye font partie de l’histoire.

 

 

Peinture : Les Joueurs de cartes, par Caravage, 1594.

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