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A la recherche d'un jeu sur l'art
Je cherchais des jeux pédagogiques pour apprendre l'histoire de l'art à mes enfants, des jeux pédagogiques originaux , des jeux de connaissance , c'est-à -dire des jeux pour apprendre, et surtout apprendre en s'amusant .
Un peu déçue par mon exploration, j'ai eu l'idée de faire moi-même un jeu artistique pour les enfants , avec des tableaux célèbres. Un jeu qui donnerait un petit bagage culturel, que l’on pourrait garder avec soi tout au long de sa vie… Véritables ressources pédagogiques, ce sont aussi des jeux pour enseigner destinés à l'école primaire et maternelle .
A la recherche d'un jeu sur l'art
Mon histoire est celle d'une mère de famille qui souhaitait apprendre à ses enfants tout en s'amusant.
Je cherchais des jeux dans les boutiques de musées, alors assez pauvres en ce domaine; des jeux culturels , des jeux éducatifs pour les petits et les grands , c'est-à -dire des jeux pour apprendre , et surtout apprendre en s'amusant .
Un peu déçue par mon exploration, j'ai eu l'idée de faire moi-même un jeu de familles avec des tableaux célèbres. Un jeu qui donnerait un petit bagage culturel, qui renforcerait l'éducation artistique de nos enfants , et que l’on pourrait garder avec soi tout au long de sa vie…
J’ai remarqué en effet que la règle des jeux de familles , simple et conviviale, s’y prêtait fort bien :
7 peintres avec 6 tableaux chacun!
Un régal pour les yeux… et pour les oreilles… Chaque fois que l’on se passe une carte, on prononce en effet le nom du peintre et celui de l'oeuvre, des noms souvent si jolis… Très rapidement, les enfants les connaissent par cœur et n’ont plus besoin de les lire.
Je décidai alors de ralentir un peu mon activité qui consiste, aujourd’hui encore, à composer des mots croisés pour la presse… et de me lancer dans cette aventure.
Dans ma tête, les dés étaient jetés!
Première étape : trouver le bon partenaire
Pour ne pas construire des châteaux de cartes, il fallait mettre tous les atouts dans mon jeu. Il m’a fallu d’abord convaincre l’un des rares « maîtres cartiers », ce qui ne fut pas une mince affaire: « Vous êtes folle, ça ne marchera pas, les jeux video ont remplacé les jeux de cartes , les jeux éducatifs pour enfants ou l'ancien jeu de société que l'on pratiquait en famille ! » ou alors: « Vous pouvez faire les plus jolis jeux du monde, si le marketing ne suit pas, ils ne se vendront pas ! »
Deuxième étape : le choix des peintres et des tableaux
Je pensais tout d’abord à des peintres modernes, Matisse, Picasso… Mais je me suis bien vite heurtée au problème des droits d’auteur à payer pour ces artistes qui ne sont pas dans le domaine public. Impossible d’aller plus loin que les impressionnistes sans me ruiner ! Et n’oublions pas les droits de reproduction payés aux photothèques qui vous procurent les images…
Troisième étape : convaincre un musée
Cette étape s’est révélée plus encourageante; une maquette sous le bras, je suis allée voir le Musée d’Orsay. Séduite par l'idée, la librairie m’a fait une pré-commande de 2 000 exemplaires sous la condition d’une très bonne qualité. C’est ainsi que le premier jeu a « tourné » autour de l’impressionnisme…
Un jeu sur les peintres du Louvre a suivi, puis d’autres, aux thèmes divers sur l’art et l’histoire. Des jeux de familles toujours, mais aussi un jeu de mémoire et un jeu sudoku artistique doublé de puzzles, des jeux d'associations...
Des livrets explicatifs de qualité .
Historienne et documentaliste de formation, je me suis beaucoup amusée à accompagner ces jeux de livrets explicatifs pour lesquels j’ai recherché des informations détaillées. J’ai eu aussi plaisir à émailler ces dernières d’anecdotes et d’histoires insolites.
A chaque nouvelle édition, commence un vrai jeu de piste !
Je cherchais par exemple une illustration d’un instrument de musique original, de par sa forme et son usage, et doté d’une certaine importance dans l’histoire musicale : le serpent. Après avoir obtenu un rendez-vous avec le seul professeur de serpent en France (qui n’a que 2 élèves !), j’ai fini par trouver dans une brocante le menu d’un restaurant dont la première page s’ornait du magnifique instrument ! C’est que les photothèques ne satisfont pas toujours mes recherches… Il m’arrive ainsi d’aller fureter dans les galeries, les brocantes, chez les antiquaires parfois…
Etonnamment le jeu de familles sur Paris m’a donné bien du mal aussi : si Utrillo a fort bien représenté Montmartre, et certains peintres les bords de Seine, les autres quartiers ont été plutôt délaissés par les artistes ; impossible de trouver un tableau représentant l’église Saint-Germain-des-Prés par exemple, pour laquelle j’ai dû faire une commande ! Quant aux peintres de l’Ecole de Paris, ils ne peignaient pas Paris bien sûr… fort éloignée de leurs préoccupations picturales…
Récompensée par le succès
Mais la récompense est là ! Que de lettres, appels téléphoniques ou e-mails me disant la joie des enfants « jonglant » avec les tableaux, les monuments ou les instruments de musique, au grand étonnement de leur entourage… Alors tous, grands et petits, se lancent dans la partie !
Coordonnées
JEUX SYLVIE DE SOYE
7, rue des Capucins
92190 MEUDON - FRANCE
Tél/Fax : 01 46 23 07 25
Idées cadeaux originales
Anniversaires, Noël, communions, fêtes de mères, familles d'accueil... Vous manquez d'idées cadeaux pour les enfants ? choisissez des cadeaux éducatifs et originaux en offrant des jeux Sylvie de Soye .
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Apprendre en s'amusant ! Avec les parents, grands-parents, famille, amis....
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Votre cadeau sera original et enrichissant.
Séjours linguistiques : offrez à votre famille d'accueil un jeu qui représente la culture française et partagez un moment de détente...
Les jeux sont représentatifs de la France (impressionnistes français, Paris...)
Selon son budget, on peut en offrir un ou plusieurs. Ils pèsent moins lourd qu'une bouteille de vin, ne fondent pas comme le chocolat et ne sentent pas mauvais comme le fromage.
La convivialité de ces jeux permet de briser la glace en jouant avec la famille d'accueil.
Deux références existent aussi en version anglais e : "Autour de l'impressionnisme" et "Monuments du monde".
Visite de musées : pour les Parisiens, emmenez par exemple votre enfant visiter le musée d'Orsay et repartez avec le jeu "Autour de l'impressionnisme". Ceci consolidera ses connaissances grâce à un autre mode d'apprentissage, calme et ludique.
Ou alors, dans un premier temps, jouez au jeu, et lorsque l'enfant découvrira les "vrais" tableaux au musée, il sera enchanté de les reconnaître et de pouvoir les nommer
Visite de monuments, de Paris : les monuments les plus célèbres sont illustrés et commentés dans les 2 jeux de familles correspondants.
Actu: Offrez nos jeux aux familles d’accueil de vos enfants à l’étranger :
Selon son budget, on peut en offrir un ou plusieurs. Ils pèsent moins lourd et sont moins fragiles qu’une bouteille de vin, ne fondent pas comme le chocolat et ne sentent pas mauvais comme le fromage…
La convivialité de ces jeux permet de briser la glace en jouant avec la famille d’accueil.
Deux références existent aussi en version anglaise : « Autour de l’impressionnisme » et « Monuments du monde »
La Balançoire (1876) Auguste Renoir
Un exemple d'une page de livret
A cette époque, Renoir prend pour modèles les fleuristes et les couturières du quartier de Montmartre où il habite ; comme s’il voulait les éloigner de leur cadre misérable, des dures réalités de la vie parisienne, il les fait poser dans son jardin ombragé ; celui-ci devient alors un lieu idéal, loin de la civilisation ; un monde de rêve, insouciant, plein de lumière et de couleurs.
Son modèle favori du moment est la jeune ouvrière Jeanne ; on la voit aussi assise au premier plan dans « Le Moulin de la Galette » ; ici, elle tient rêveusement les cordes de la balançoire, le regard perdu ailleurs, comme indifférente aux autres personnages. Alors que les deux hommes se fondent dans le décor, Renoir met en valeur la femme et la petite fille, ses sujets préférés, dans leurs vêtements blancs.
Les rayons du soleil tombent en pluie à travers les feuilles, produisant de multiples petites taches, jaunes ou roses ; capricieuses et gaies, elles parsèment l’allée et les vêtements d’une poussière blonde. Des critiques de l’époque se sont moqués de ces reflets du soleil, « qui produisent exactement l’effet de taches de graisse sur les habits des personnages.»
La tranquillité de ce tableau, baignant dans une pénombre bleutée, contraste avec l’animation du « Moulin de la Galette », peint à la même époque : « Les personnages n’ont pas l’entrain bruyant des danseurs du « Moulin » : on sent qu’ils vivent loin de toutes les préoccupations ordinaires de la vie, dans le calme de la campagne... On y sent l’absence de toute passion, ces jeunes gens jouissent de la vie, du temps superbe, du soleil, du matin... Que leur importe le reste de l’humanité ! », écrit un ami de Renoir.
Pourtant, cette douceur n’est que la joie d’un instant ; comme la lumière, qui change constamment les formes et les couleurs, elle est passagère, mais Renoir la rend immortelle.
Découvrez les tableaux de Renoir dans les LIVRETS du jeu de memory Mémoire des peintres , du jeu de connaissance Sudo'couleurs de l'impressionnisme et dans le jeu de 7 familles Autour de l'impressionnisme . Ces jeux éducations pour les petits permettront d'apprendre l'histoire de l'art et d'enrichir l'éducation de vos enfants . Jeux pédagogiques et jeux pour enseigner , ils constituent aussi de très beaux cadeaux éducatifs et cadeaux culturels pour les enfants .
Le Moulin de la Galette (1876) Auguste Renoir
Un exemple d'une page de livret
Artiste de son temps, Renoir nous offre un précieux témoignage de ce Paris frivole et gai de l’époque, dont il aime peindre les femmes élégantes, les gracieuses jeunes filles, les jolis enfants, le soleil, les arbres, la bonne humeur : toutes les choses qu’il affectionne.
Il habite Montmartre, un village encore, qui a gardé certains aspects champêtres tout en attirant des artistes. La Butte Montmartre n’a alors aucune renommée. On y trouve toujours des moulins ; dans l’un deux, le moulin de la Galette, on dégustait autrefois des gâteaux délicieux. Au temps de Renoir, c’est un café de plein air, où les gens du quartier et des artistes, des étudiants, viennent danser le dimanche. L’orchestre joue sur une estrade que l’on voit au fond du tableau à gauche, sous les globes de l’éclairage au gaz. Le bal commence à 3 heures de l’après-midi et dure jusqu’à minuit.
Chaque semaine, Renoir vient y planter sa toile ; il nous montre ici un sujet qui lui est cher : ses propres amis se divertissant. Les femmes sont les modèles habituels de l’artiste. Il a peint les gens à l’arrière-plan de plus en plus petits, pour donner de la profondeur au tableau ; ce ne sont que des impressions fugitives, difficiles à distinguer d’aussi loin.
Par cette douce journée ensoleillée, l’ombre bleue est chaude et palpitante. La lumière, filtrée par le feuillage, danse sur les personnages et sur le sol, leur donnant vie et animation ; ces curieux effets de clarté et d’ombre produisent un aspect chatoyant et velouté, alors qu’on a reproché à Renoir de couvrir ses toiles de moisissures ! Les couleurs bleues, roses et jaunes, se marient harmonieusement.
Ces plaisirs simples, cette grande fraîcheur, expriment le bonheur de vivre et d’être ensemble. Le moulin de la Galette est un poème à la gloire de la jeunesse, à la lumière, aux dimanches printaniers, à la joie populaire.
Auguste Renoir (1841 - 1919)
Un exemple d'une page de livret
Le père de Renoir est tailleur, sa mère couturière ; c’est le seul impressionniste important qui vient de la classe ouvrière. Sensible à la dureté de la vie moderne, il aime représenter les plaisirs des gens simples, dans un cadre idéal et un climat de bonne entente dont il redoute la disparition. C’est malgré tout le peintre de l’optimisme.
Renoir possède un caractère heureux ; à vingt-deux-ans, lorsque son professeur lui reproche de peindre pour s’amuser, il lui répond que si cela ne l’amusait pas, il ne peindrait pas. Sa peinture restera toujours joyeuse, reflétant son amour de la vie. « Renoir est peut-être le seul artiste qui n’ait jamais peint un tableau triste », a-t-on dit. Lui-même déclare : « Pour moi, un tableau doit être agréable, joyeux et beau – oui, beau ; il y a assez de laideur dans le monde sans devoir en rajouter. »
On voit beaucoup de fleurs dans son oeuvre, des personnes jeunes et en bonne santé, surtout de belles femmes et des enfants. Les gens l’intéressent plus que les paysages ; particulièrement chaleureux et bienveillant, il éprouve une grande sympathie pour eux. C’est le portraitiste par excellence du groupe impressionniste ; ne se préoccupant pas des pensées de ses personnages, il cherche seulement à nous faire partager le plaisir qu’il éprouve à les contempler, à nous donner ainsi une image du bonheur.
Il travaille souvent en plein air, avec Monet. Comme ses camarades, Renoir est plusieurs fois refusé par les jurys des salons ; lorsqu’il y est admis, ses toiles sont si mal accrochées qu’on ne les voit pas ; il vivra pourtant assez longtemps pour connaître la gloire.
A la fin de sa vie, il est frappé de rhumatismes ; ses doigts sont paralysés, mais il continue à travailler en se faisant attacher son pinceau au poignet. Il peindra ainsi jusqu’à sa mort.
Un exemple d'une page de livret
Les « Folies », au 18e siècle, étaient des lieux où les Parisiens pouvaient venir boire et danser, tout en assistant à des spectacles. Les Folies-Bergère, près de la rue Bergère, sont un endroit très chic à l’époque de Manet ; on peut y voir des ballets, et même des numéros de cirque, d’acrobates...
Au bar, la blonde Suzon, s’appuie sur le comptoir : c’est une « verseuse », c’est-à -dire qu’elle sert les clients sans se déplacer. Un ami de Manet, le regardant peindre ce tableau, la décrit ainsi : « Le modèle, une fille attirante, posait derrière une table encombrée de bouteilles et de nourriture... ceci forme un tout harmonieux, tendre et blond. »
Comme souvent chez les femmes de Manet, un pendentif lui enserre le cou, mettant en valeur le visage et son expression ; ce qui nous attire, ici, c’est une fois de plus le regard, mélancolique, empreint de lassitude ; il est indifférent au cadre qui l’entoure, consacré aux plaisirs et aux divertissements : la salle et ses spectateurs, que l’on devine, eux, pleins de gaieté, sont seulement reflétés dans le grand miroir derrière son dos ; on les voit flous, comme si tout cela n’était pour elle qu’une illusion.
Sur ce décor fondu, Suzon se détache nettement ; elle est là , mais pourtant doublement inaccessible ; d’une part, elle ne nous regarde pas ; d’autre part, son reflet dans la glace nous tourne le dos : on la voit se pencher légèrement vers l’homme, il semble y avoir un échange entre eux ; ce qui n’est pas le cas puisqu’on sait qu’elle regarde ailleurs...
Devant elle, bouteilles, vases et compotiers constituent une très belle nature morte. La lumière et ses reflets jouent ici un grand rôle, et contrastent avec le regard éteint de Suzon. C’est le dernier grand tableau de Manet, évoquant le charme de la vie à Montmartre, à laquelle il était si attaché.
Retrouvez ce texte et de nombreuses autres anecdotes sur les les tableaux de Manet dans les LIVRETS des trois jeux de familles sur l'art. D'autres jeux de savoir permettront à toute la famille de découvrir l'art et de s'initier à la culture Française en jouant par exemple aux jeux pédagogiques : mémoire des peintres et sudo'couleurs de l'impressionnisme . Certains de nos jeux culturels permettent aussi de découvrir l'architecture mondiale, la musique ou encore l'histoire de France !
Un exemple d'une page de livret
Des amis artistes de Manet ont accepté de poser pour ce Balcon ; on reconnaît à gauche Berthe Morisot, seule femme peintre du groupe impressionniste, à l’art plein de délicatesse et de sensibilité. Ce qui frappe d’abord dans cette toile, c’est que les trois personnages regardent chacun dans une direction différente ; quel lien rassemble donc ces gens qui semblent n’avoir rien à se dire, Berthe Morisot encore moins que les autres ?
Car c’est bien elle le personnage principal du tableau ; elle est beaucoup plus présente que ses compagnons, assise avec majesté au premier plan ; et pourtant quelle absence ! Ses grands yeux noirs et profonds sont emplis de mélancolie, trahissent peut-être même une certaine angoisse. Ce regard est une énigme. Guette-t-elle quelqu'un, ou au contraire est-elle perdue dans ses rêveries, dans des pensées secrètes ? La fixité étrange de ses yeux révèle-t-elle simplement la passion de l’art et de la beauté ?
Elle a l’air d’une femme espagnole, avec son éventail, sa chevelure noire, son châle et son pendentif . Manet, influencé par les peintres d’Espagne, s’est inspiré d’une oeuvre de Goya, « Majas au balcon » ; il aime opposer les tons de noir et de blanc ; ici les verts contrastent avec la blancheur raffinée des mousselines. Une seule couleur chaude, le rouge de l’éventail que tient Berthe Morisot, comme si Manet avait voulu mettre l’accent sur elle. Les deux autres personnages sont insignifiants, comme relégués à l’arrière par ce regard sombre qui ne cesse de nous retenir.
Le balcon lui-même a son importance dans le tableau : il occupe la moitié de la toile, et forme une barrière entre les personnages et nous, comme s’ils nous étaient inaccessibles, et leurs pensées impénétrables. Le tableau est accepté au Salon de 1869, mais, une fois de plus, les critiques sont sévères. Il ne sera toujours pas vendu à la mort de Manet.
Retrouvez ce texte et d'autres anecdotes sur des tableaux de Manet dans les LIVRETS desjeux de familles Autour de l'Impressionnisme et Les p'tits artistes. Pour les plus petits, apprenez à vous familiariser avec l'art et les instruments des artistes en jouant au jeu de familles Les p'tits artistes . Les jeux intelligents Sylvie de Soye sont des jeux de connaissance destinés à initier les enfants à l'histoire de l'art , de l'architecture ou de la musique en s'amusant.
Un exemple d'une page de livret
Le jeune Léon est le fils de Suzanne Leenhoff, future femme de Manet. On pourrait penser que les bulles de savon sont un jeu bien enfantin pour un garçon de quinze ans ; mais en réalité, il ne fait que poser pour le peintre. D'ailleurs il ne regarde même pas la bulle que sa bouche ne semble pas souffler ; l'air absent, il pense à autre chose. Une fois de plus, on se heurte au silence, à l'indifférence apparente.
La bulle de Léon est sur le point d'éclater ; on a observé qu'il tient la pipette « comme un pin-eau, et son bol comme une palette » ; Manet aurait-il voulu faire une allusion à la brièveté de la vie, s'opposant à l'immortalité de l'art ? Car les bulles de savon sont une image de ce qui ne dure pas ; le peintre s'inspire ici des « vanités » du 17e siècle, natures mortes évoquant le temps qui passe, la mort, par la représentation d'objets symboliques : crâne, sablier, bougie, fleurs, etc...
Manet admire aussi Chardin qui, au 18e siècle, a peint « les Bouteilles de savon » : un enfant se penche par la fenêtre, très concentré dans la fabrication de son énorme bulle ; Léon au con- traire se dresse face au spectateur, le regard ailleurs.
Il se détache, lumineux sur le fond sombre et uni. A la différence des impressionnistes, Manet ne renoncera jamais à la couleur noire. Le contraste est violent puisque le modèle est vêtu de clair ; comme pour « Olympia », le peintre réussit à juxtaposer plusieurs tons de blancs : vif pour le bol, le mouchoir qui sort de sa poche et le col de la chemise, plus mat pour la veste à boutons, légèrement rosé pour le visage et les mains.
La couleur blanche, la claire présence du garçon, sa jeunesse, qui s’opposent ainsi au noir, à l’air lointain, à la bulle qui va crever, évoquent-elles peut-être la vie et la mort.
Un exemple d'une page de livret
Les nombreuses guerres du 19e siècle ont fait beaucoup d'orphelins : les garçons sont alors parfois pris en charge par l'armée ; ils en deviennent les porte-bonheur, chargés du drapeau, jouant du fifre ou du tambour pour entraîner les soldats au combat ; souvent, ils font partie de la fanfare de la Garde impériale de Napoléon III. Ils n'apprendront ni à lire, ni à écrire, mais vont commencer ainsi leur métier de soldat.
On a remarqué que le visage du petit musicien du tableau, le Fifre, ressemblait fort à celui de Victorine Meurend, modèle habituel de Manet à cette époque-là (pour le « Déjeuner sur l'herbe », « Olympia »...) ; la jeune femme a donc peut-être posé aussi pour cette toile.
L'oeuvre de Manet est refusée au Salon de 1866. Elle heurte le jury, car noirs et couleurs vives s'opposent nettement sur le fond neutre, léger et nuageux, qui tient lieu de décor ; les teintes sont posées en plaques unies, sans nuances, sans les tons dégradés qu'aiment les artistes de l'époque ; on reconnaît là l'influence des peintres espagnols qui ont profondément marqué Manet. Il a fait ainsi ressortir le pantalon rouge, la vareuse noire, la bandoulière blanche, le ton doré des boutons rappelant celui des galons du béret. Degas trouvait que le Fifre ressemblait à une « figure de jeu de cartes ». Le visage du jeune garçon se détache, harmonieux et ferme ; l'ensemble est plein de simplicité, de naturel, sans rappels historiques ; le peintre a su se débarrasser des accessoires inutiles.
C'est tout cela qu'on lui reproche au Salon ; Emile Zola, alors jeune écrivain, prend la défense de Manet dans le journal « l'Évènement », en tentant de faire admettre cette « nouvelle manière en peinture » ; il y écrit que s'il était assez riche, il achèterait toutes les toiles de l'artiste, « l'un des grands maîtres de demain ». Après cette déclaration, Zola doit quitter le journal.
Retrouvez des anecdotes sur les plus célèbres peintures de Manet dans les LIVRETS des jeux de familles sur l'impressionnisme : Autour de l'Impressionnisme et Les p'tits artistes. Tous nos jeux intelligents ont pour but de permettre à tout la famille de s'initier à l'histoire de l'art de manière ludique et amusante. Avec ces jeux pédagogiques , vous pourrez découvrir les peintres français classiques , partir en ballade dans les rues de Paris ou en voyage autour du monde et découvrir les histoires et les secrets de ces différents lieux.
Un exemple d'une page de livret
Manet s'est inspiré pour son Olympia de « La Vénus d'Urbino », tableau du peintre italien Le Titien. Il aime transposer dans le monde présent des sujets mythologiques (ayant trait aux légendes de l'Antiquité), dont il fait des compositions « modernes ».
Le peintre a remplacé la déesse grecque de l'amour, Vénus, par une femme « de mauvaise vie » ; son nom, Olympia, rappelle le séjour des dieux de la Grèce, le mont Olympe. Il fallait de l'audace pour oser rompre avec la tradition, qui voulait que l'art soit le témoin d'un passé glorieux, devant être plus ou moins idéalisé ; on pense alors que Manet se moque de la peinture d'histoire. Les formes sont simplifiées, modelées avec fermeté ; c'est une femme d'une grande majesté, malgré son corps menu, qu'incarne le modèle Victorine Meurend dans ce « nu » délicat.
Écoutons à son propos l'écrivain Emile Zola : « Olympia, couchée sur des linges blancs, fait une grande tache pâle sur le fond noir. Dans ce fond noir, se trouve la tête de la négresse qui apporte un bouquet (d'un admirateur probablement). Au premier regard, on ne distingue ainsi que deux teintes dans le tableau, deux teintes violentes, s'enlevant l'une à l'autre...Rien n'est d'une finesse plus exquise que les teints pâles des linges blancs différents... Il y a dans la juxtaposition de ces blancs, une immense difficulté vaincue ».
Le tableau doit d'abord sa célébrité au scandale qu'il provoque. Il est tout de même accepté au Salon de 1865, sur l'insistance du poète Baudelaire ; mais on l'accroche si haut, pour dé- courager les regards et les fureurs de la foule, que l'on peut à peine le voir. « Les injures pleuvent sur moi comme une grêle », dit Manet qui le considère, lui, comme sa meilleure toile. Ce commentaire par exemple : « l'Art est descendu trop bas pour mériter même quelques reproches.»
Nul ne pouvait se douter, que quarante ans plus tard, Olympia ferait son entrée au Louvre...
Retrouvez de nombreuses anecdotes sur les peintres impressionnismes de Manet dans les LIVRETS de nos
jeux intelligents et pédagogiques . Découvrez aussi les instruments utilisés par les
peintres et les
musiciens et initiez-vous Ã
la peinture et à son histoire en vous amusant . Ces
jeux de connaissance s'adressent aux enfants mais également aux
adultes qui souhaitent en savoir plus sur une oeuvre ou un courant artistique afin d'
approfondir leurs connaissances .
Un exemple d'une page de livret
En 1863, les artistes exclus du Salon ont l'autorisation d'exposer tout de même leurs oeuvres, mais dans un autre Salon, celui des « Refusés ». Manet y présente son « Déjeuner » qui lui fait acquérir la renommée, hélas pas celle qu'il espérait : indignation et fous rires ne lui sont pas épargnés.
Manet y peint des habitants de la ville se retrouvant avec plaisir dans la nature, au moment où l'industrie est en plein développement ; c'est un thème cher aux
impressionnistes . Dans une clairière, quelques personnages se détendent. Le scandale est retentissant, d'abord parce que la femme est nue, à côté de deux messieurs habillés, ce qui fait ressortir une nudité éclatante. Les nus sont acceptables à l'époque, mais à condition qu'ils ressemblent à des statues grecques ; or celui-ci est bien trop proche de la réalité.
Les hommes, parents de Manet, sont eux aussi bien réels, habillés comme des jeunes gens élégants du moment ; les spectateurs ont l'impression d'avoir été eux-mêmes observés. La deuxième femme, un peu plus loin, dans une tenue légère, évoque une nymphe des fleuves et des bois.
Manet semble s'amuser en faisant des allusions à l'art du passé, en s'inspirant de tableaux anciens, tout en y mêlant l'époque présente et sans aborder de sujet véritable. Il veut surtout être de son temps et peindre ce qu'il voit. On pense alors qu'il insulte la tradition, donc le bon goût. Or, ce qu'il cherche simplement, ce sont des voies nouvelles pour la peinture ; mais sa technique audacieuse choque aussi, car il passe directement de l'ombre à la lumière, sans clairs-obscurs ; il appuie les contrastes entre les couleurs, entre le noir et la blancheur légèrement rosée que diffuse le corps de la femme, se détachant nettement. Tout cela s'oppose totalement aux méthodes habituelles. C'est ainsi que vont s'amorcer les recherches de l'art moderne.
Edouard Manet (1832 - 1883)
Un exemple d'une page de livret
Homme sensible, élégant et raffiné, Manet rêve d’une carrière traditionnelle et recherche le succès auprès du public ; mais il ne réussit pas, car il le choque, et se heurte à son incompréhension ; il sera terriblement combattu de son vivant. Pourtant, bien que s’opposant aux traditions et innovant sans cesse, il ne veut pas passer pour un révolutionnaire ; il est même blessé de ces critiques.
Manet est considéré comme le chef de file des impressionnistes, car il est le premier peintre à rester indifférent au sujet de l’oeuvre, à sa signification ; jusque là , les tableaux racontaient quelque chose, ils étaient historiques, religieux... Lui recherche seulement le jeu des formes, du mouvement, des couleurs, et c’est ce qu’on lui reproche ; il annonce par là la peinture moderne. Cependant, cette absence d’intérêt pour le sujet n’empêche pas les sentiments les plus profonds de se faire sentir dans ses toiles ; elles décèlent la solitude, la mélancolie, l’inquiétude même de ses personnages, pensifs et lointains ; mais Manet garde un certain détachement vis- à -vis d’eux, comme s’il voulait rester maître de ses émotions tout en faisant appel aux nôtres.
Comme les vrais « impressionnistes », il peint en plein air pendant un temps, avec des cou- leurs claires et des touches légères ; il s’intéresse à la vibration de la lumière ; comme eux, il est un peintre de son époque. Toutefois, restant à l’écart de leur mouvement, il ne participe pas à leurs expositions. Il ne s’intéresse pas au paysage pur, préférant l’étude des êtres qui s’y trouvent. Sa technique est simple, mais choque elle aussi ; les formes et les teintes sont plates, dépouillées, sans nuances intermédiaires ; il aime les contrastes violents entre l’ombre et la lumière.
Quand le succès arrive en 1880, lorsque son talent, sa technique brillante, sont enfin reconnus, Manet est déjà gravement malade ; il mourra peu d’années après.
Découvrez la vie de Manet et ses plus célèbres tableaux en feuilletant les livrets des jeux de familles et de cartes sur l'impressionnisme . Vous y trouverez des anecdotes sur la création de certaines de ses oeuvres et apprendrez à les reconnaître et à les comprendre grâces aux livrets qui fourmillent d'anecdotes et de renseignements amusants. Ludiques et pédagogiques , ces jeux intelligents initient les enfants à l'histoire de l'art et aidents les adultes à redécouvrir la culture française et mondiale .
Les Nymphéas, Harmonie verte (1899) Claude Monet
Un exemple d'une page de livret
A Giverny, en aval de Vétheuil, Monet habite une grande maison rose avec la famille Hoschedé. « Je suis dans le ravissement, dit-il, Giverny est un pays splendide pour moi.» Après la mort d’Ernest Hoschedé, le peintre a épousé sa femme Alice en 1892. Il a dessiné lui-même le jardin, son « plus beau chef-d’oeuvre », et s’adonne à sa passion pour les fleurs. Au bas de la propriété, passe un petit cours d’eau qu’il a détourné pour créer un bassin aux nymphéas, nénuphars blancs appelés aussi « lunes d’eau ».
S’inspirant de dessins japonais, Monet construit un petit pont en arc enjambant l’étang, motif fréquent dans ses toiles. On n’y voit pas de ciel, mais sa lumière donne des « harmonies » différentes selon les heures du jour ou la saison. Après cette « Harmonie verte », il va peindre une « Harmonie rose » en 1900. Monet a déjà fait des « séries », tableaux ayant le même sujet, mais le public ne comprend pas très bien qu’il peigne inlassablement la même chose ; jusqu’à la fin de sa vie, il va représenter cet étang des centaines de fois, sur des toiles de plus en plus grandes. Il en installe plusieurs devant lui et, en fonction de l’heure ou du temps, il travaille sur l’une ou l’autre.
On devine ici les nénuphars plus qu’on ne les voit réellement. Groupés en îlots parallèles et horizontaux, ils coupent à intervalles réguliers les reflets verticaux des arbres. Le pont s’étend d’un bord à l’autre de la toile, équilibrant l’ensemble ; la surface de l’eau fuit vers le fond du tableau, lui donne sa profondeur. Dans cette oeuvre, on distingue encore nettement le bassin et le pont japonais ; mais les années suivantes, ils s’éloigneront de plus en plus de la réalité, vers un monde vague et instable, royaume de rêve et de paix. C’est surtout grâce à ces toiles monumentales que Monet deviendra mondialement célèbre.
Découvrez l'histoire des autres plus célbères tableaux de Manet dans les livrets des j eux de cartes et de société sur l'impressionnisme , destinés à faire découvrir l'histoire de l'art aux enfants. Chacun de ces textes constitue une ressource pédagogique précieuse permettant aux enseignants et aux parents désireux de prolonger l'apprentissage, d'aider les enfants à approfondir leurs connaissances en s'amusant . Avec nos jeux intelligents, l'art est un jeu !
Le jardin de l'artiste à Vétheuil (1881) Claude Monet
Un exemple d'une page de livret
Manet a acheté quelques tableaux à Monet, ce qui permet à ce dernier de s’établir à Vétheuil, petite bourgade dominant une boucle de la Seine à 80 kilomètres de Paris. Là , il loue une grande maison avec une famille amie, les Hoschedé, dont les six enfants vont se joindre aux deux de Monet. Le peintre occupe la partie droite de la maison, éclairée ici par le soleil. Ernest Hoschedé avait été riche, il possédait de beaux magasins à Paris, mais il a fait faillite.
Monet est enchanté de retrouver la Seine, qui reflète les maisons du village ; il aime aussi beaucoup les environs de Vétheuil, où il va peindre de nombreux paysages.
Malheureusement sa femme Camille meurt de tuberculose en 1879. Désemparé, Monet trouve une consolation dans le jardinage. Sa propriétaire lui a donné l’autorisation de cultiver le jardin, qui descend doucement jusqu’à la Seine. L’artiste a planté des glaïeuls dans des vases chinois bordant l’allée. Là encore la nature est domestiquée, bien que les tournesols, très hauts, semblent s’épanouir librement devant nos yeux. Si l’on place son doigt verticalement sur l’escalier qui monte à travers, on a l’impression de se trouver face à un mur de fleurs ; mais la trouée qui le fend, la mince bande de ciel bleu, donnent un peu d’air au tableau.
Sur les marches, des enfants nous regardent. Jean-Pierre Hoschedé se trouve dans l’allée centrale, et un peu plus haut, on distingue Michel Monet, alors âgé de deux ans ; mais ce ne sont à nouveau que des silhouettes, dont les habits servent de piège à la lumière, et animent ainsi la toile. Car c’est bien la lumière qui intéresse d’abord ici le peintre ; les tournesols sont de simples taches, mais ils vibrent sous le soleil ; les marches de l’escalier sont suggérées par de minces traits lumineux. Les deux familles déménageront pour Giverny en 1883.
Les Coquelicots (1873) Claude Monet
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Monet s’installe à Argenteuil en 1971, avec sa famille ; il est marié depuis un an avec Camille Doncieux. C’est une période calme, où il a moins de soucis d’argent.
Argenteuil est, à l’époque, un joli village du bord de Seine, tout près de Paris, pas encore enlaidi par les usines ; il attire les amateurs de canotage et les peintres de plein air, qui se retrouvent joyeusement dans les guinguettes de la rive. Là , Monet est fasciné par la Seine. C’est en ce lieu que, pendant quelques années, va s’épanouir la nouvelle peinture.
L’artiste nous présente ici un délicieux motif champêtre, agrémenté d’élégantes silhouettes citadines ; il aime peindre le bien-être des habitants de la ville se retrouvant dans la nature. Au premier plan, Camille et leur fils Jean, à l’arrière, une autre femme avec son enfant elle aussi, s’enfoncent dans les hautes herbes du champ de coquelicots ; la pente vallonnée ondule sous le vent. Une maison apparaît entre les arbres du fond, dominant la blondeur veloutée de la prairie. « Il se plaît à retrouver partout la trace de l’homme », écrit Émile Zola. Mais les silhouettes des promeneurs sont à peine esquissées ; ils ne font que passer, aucun détail ne permet de reconnaître leurs visages. Ils sont là simplement pour orner le tableau, pour le rendre plus vivant ; leur présence passagère, les nuages qui traversent le ciel, le mouvement des herbes, animent la campagne.
Les coquelicots, d’un rouge éclatant, chantent sur l’herbe verte ; Monet ne cherche pas à être exact, à peindre les fleurs telles qu’elles sont véritablement ; il nous transmet l’impression reçue, c’est-à -dire des taches de couleur ; aucune d’elles ne ressemble à cette fleur, mais quand on les regarde ensemble, on voit réellement un champ de coquelicots.
La légère transparence du ciel, l’atmosphère vibrante, les couleurs vives des fleurs, nous font savourer la douceur de cette journée d’été.
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Terrasse à Saint Adresse (1867) Claude Monet
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En 1867, Monet n’a plus d’argent ; ne pouvant acheter des toiles, il gratte d’anciens tableaux pour pouvoir continuer à peindre. Il trouve refuge à Sainte-Adresse en Normandie, chez sa tante, madame Lecadre, qui accepte de le loger et de le nourrir ; mais sans Camille, sa compagne, car sa famille s’oppose à cette liaison. Elle est donc restée à Paris, seule et sans ressources, sur le point d’avoir un bébé.
L’artiste a passé une enfance vagabonde sur la côte normande ; les ciels changeants, les paysages marins lui sont familiers : il aime peindre les endroits qu’il connaît bien. Au 19e siècle, les petits ports de pêche se sont transformés peu à peu en stations de bains de mer ; Sainte-Adresse est maintenant la principale plage du Havre. C’est aussi l’époque où la vapeur remplace la voile : on voit au loin des navires anciens, d’autres modernes.
Dans ce tableau, la mer rappelle le travail, le commerce, alors que la scène de la terrasse évoque les loisirs, les vacances. Trois rectangles divisent le tableau, coupés par les verticales des drapeaux : le ciel, la mer et la terrasse (c’est-à -dire la lumière, l’eau et les jardins, tout ce qu’aime Monet). C’est une composition géométrique qui, comme les fleurs, cultivées et non sauvages, est une image de l’ordre et de la prospérité. Ces fleurs, le soleil, les ombrelles, les toilettes élégantes, les drapeaux, reflètent un moment de bonheur familial, qui contraste avec les difficultés de Monet à cette époque. Y pense-t-il en peignant le bateau noir, à l’aspect inquiétant, la seule « ombre au tableau » ?
Le père de Monet est assis au premier plan, en pleine lumière ; sa tante est vue de dos. Malgré la torpeur de ce bel après-midi ensoleillé, les drapeaux qui claquent au vent, les vagues, la fumée des navires, nous font sentir la brise marine, et donnent vie et animation à cette toile.
Femmes au jardin (1866) Claude Monet
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En 1866, Monet doit tant d’argent qu’il va se réfugier à Ville-d’Avray, charmant petit village près de Paris, pour échapper aux réclamations. C’est là qu’il va peindre « Femmes au jardin » ; ce sera la première œuvre exécutée vraiment en plein air, à la lumière naturelle et non en atelier. La toile est tellement grande (près de trois mètres de haut) qu’il fait creuser une tranchée : il y descend le tableau à l’aide d’une poulie pour pouvoir en peindre la partie supérieure.
Camille, sa future épouse, pose pour les quatre femmes. Celles-ci représentent de jolies bourgeoises, venues de la ville pour cueillir des fleurs dans ce jardin bien entretenu ; elles portent des toilettes ornées de festons et de broderies, selon le goût du jour ; Monet montre ainsi qu’il est un peintre moderne. Les deux femmes debout, à l’ombre, semblent poser pour des gravures de mode.
Mais c’est la lumière qui frappe tout d’abord ; jamais jusqu’à présent dans la peinture française elle n’a été aussi forte. La toile est partagée en surfaces lumineuses et sombres. La diagonale que forme l’ombre tiède du premier plan donne l’impression de la profondeur. La lumière, filtrée à travers le feuillage, inonde les vêtements d’éclaboussures étincelantes ; on a du mal à reconnaître leur véritable couleur ; la robe de la femme assise, largement étalée, est franchement bleue par endroits ; son visage en reflète l’éclat.
Ces effets de lumière, le mouvement des jupes de la femme rousse, les taches colorées des fleurs rendent cette scène très vivante. Mais Monet, à nouveau poursuivi pour ses dettes, fuit en Normandie ; avant de partir, il met près de 200 de ses toiles en lambeaux, ne pouvant les emporter et craignant qu’elles ne soient saisies par ses créanciers. « Femmes au jardin », sauvé par miracle, sera rejeté par le jury du Salon de 1867.
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Impression, Soleil levant (1872) Claude Monet
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L’eau est un élément très important chez Monet et ses amis ; elle offre une excellente occasion d’observer les reflets, thème fondamental de l’impressionnisme , qui fragmentent la lumière et les objets. Depuis son enfance, passée près de la mer, le peintre a une passion pour l’eau ; il dit un jour en plaisantant qu’il aimerait être enterré avec une bouée…
Monet va organiser la première exposition « impressionniste » en 1874 ; mais le mot n’existe pas encore. Parmi les toiles exposées se trouve celle-ci, intitulée « Soleil levant ». L’artiste trouve le titre banal, et pense que ce tableau ne peut vraiment pas passer pour une vue du Havre ; il fait alors ajouter : « Impression ». L’impression, c’est la sensation : le peintre représente non pas le paysage, mais la sensation produite par le paysage.
Ce titre semble tellement ridicule à un journaliste du « Charivari », Leroy, qu’il qualifie d’impressionnistes les jeunes exposants pour se moquer d’eux ; mais il ne pouvait pas deviner que ce sobriquet désignerait des artistes qui deviendraient si célèbres ; ainsi, sans l’avoir voulu, il a donné son nom à un mouvement dont la renommée, immense, ne fera que s’accroître jusqu’à nos jours.
Les jeux intelligents Sylvie de Soye ont été inventés par leur créatrice afin de permettre à ses propres enfants de s'initier à l'art. Depuis, elle a créé d'autres jeux culturels : des jeux de familles , un mémory et même un sudoku pour permettre à tous les enfants de découvrir l'art , mais aussi l'architecture , l'histoire ou encore la musique en s'amusant. Destinés à toute la famille , ces jeux offrent une base au plus petits et un approfondissement aux plus grands, grâce aux livrets explicatifs qui fourmillent d'anecdotes amusantes sur les oeuvres présentées.
Claude Monet (1840 - 1926)
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A la différence de Renoir, qui fait surtout des portraits, Monet est essentiellement un peintre de la nature ; mais les paysages qu’il représente ne sont pas sauvages ; ce sont ceux de la vie moderne, aménagés par l’homme : des jardins bien souvent, où se promènent des femmes aux toilettes élégantes. Il a été très influencé dans sa jeunesse par le peintre Eugène Boudin, « le roi des ciels », selon Monet ; c’est lui qui l’a incité à regarder la nature, à travailler en plein air. L’art de Monet est le symbole même de l’impressionnisme ; il est le peintre par excellence de l’eau et de ses reflets, de la lumière : la lumière et ses vibrations, ses changements, c’est la fête perpétuelle de la nature. « Devant une de ses toiles, dit Berthe Morisot, je sais toujours de quel côté tourner mon ombrelle ! »
L’artiste est sans cesse émerveillé par ce qui l’entoure : « Ici, c’est adorable, dit-il en parlant des paysages d’Honfleur, et je découvre tous les jours des choses toujours plus belles. C’est à en devenir fou tellement j’ai envie de tout faire, la tête m’en pète ! » Il disait aussi qu’il aurait voulu naître aveugle pour ne rien connaître des objets, et, retrouvant subitement la vue, les peindre après en avoir reçu la sensation la plus pure possible.
Malheureusement, Monet n’a jamais été compris ni aidé par ses parents, qui auraient aimé le voir travailler dans l’épicerie familiale, et ne se consolent pas qu’il ait choisi de rester en dehors de la peinture traditionnelle. Il doit tout le temps emprunter de l’argent, alors qu’aujourd’hui il faut payer des millions d’euros pour posséder un seul de ses tableaux !
Il sera tout de même le premier impressionniste à connaître le succès, à la fin de sa vie passée à Giverny, et le seul à voir ce succès se transformer en véritable triomphe !
Retrouvez ce texte et d'autres anecdotes sur les peintres impressionnistes dans les LIVRETS des jeux de familles Autour de l'Impressionnisme , Peintres français classiques et Les p'tits artistes . Découvrez aussi nos autres jeux sur l'art avec le sudoku Sudo'couleurs de l'impressionnisme ou encore le mémory Mémoire des Peintres . Chacun de nosjeux éducatifs permettront aux enfants de s'initier à l'architecture , l'histoire de France ou encore la musique ... bref, d'apprendre en s'amusant !
Qu'est-ce que l'impressionnisme ?
Mouvement pictural français, l'impressionnisme est né vers la seconde moitié du XIXe siècle, de l'association de plusieurs artistes parmi lesquels Monet, Renoir, Pissarro ou encore Cézanne. A l'époque, les oeuvres impressionnistes apparaissaient comme étant d'une modernité scandaleuse.
La peinture impressionniste se caractérise par :
une manière singulière de percevoir la nature puisqu'elle ne cherche pas à reproduire la nature de manière la plus réaliste possible mais davantage à mettre en relief le rayonnement et la surprise qu'elle suscite,
une prépondérance de « l'impression » sur les détails, cherchant avant tout à représenter les sensations de l'artiste aux dépends de la précision des repères (ombres, lignes, contours...),
une utilisation des couleurs également nouvelle, faite de couches juxtaposées, cherchant à les rendre aussi riches et vibrantes que possible et s'inspirant très souvent de paysages de nature chatoyante, riches en effets de lumières et de mouvements.
La petite histoire du Pont-Neuf
Le Pont-Neuf, qui traverse la Seine de la rive droite à la rive gauche en s'appuyant sur l'Ile de la Cité est aujourd'hui, en dépit de son nom, le plus vieux pont de la capitale resté intact. Long de 278m et large de 28m, il est composé de 7 arches sur le grand bras de la Seine et de 5 sur le petit. C'est en 1578 que fut posée par sa première pierre par le roi Henri III. A ce moment, le Roi était en pleurs car il venait d'assister à l'enterrement de plusieurs de ses favoris, morts en duel quelques jours auparavant. Ainsi, avant d'être baptisée Pont-Neuf, la construction fut appelée Pont des Pleurs.
Les travaux durèrent jusqu'en 1606, en raison de difficultés économiques. A l'époque, ce pont est le premier à ne pas comporter d'habitations de part et d'autres et à avoir été bâti dans le seul but de permettre de passer d'une rive à l'autre. Il est également le premier à comporter des trottoirs et devient très vite un lieu de promenade et d'animation. Aujourd'hui, il est classé monument historique.
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L'industrialisation de la fabrique des cartes
Jusqu'au XIXe siècle, l'évolution des procédés de fabrication des cartes fut très lente. Imprimées de manière très artisanale à partir d'une gravure sur bois (le procédé est appelé la xylographie), elles ne pouvaient être confectionnées qu'en petites séries à cause du bois qui s'usait rapidement.
C'est avec la Révolution Industrielle que le métier de cartier s'est transformé pour s'industrialiser. A la place des artisans d'antan, des industriels tels que B.P. Grimaud en France ont mis en place de nouveaux procédés permettant cette fois d'imprimer de plus grandes séries : la lithographie (impression à partir d'une gravure sur pierre) et l'impression offset, principal procédé d'impression des publications et emballages encore utilisé aujourd'hui.Le même B.P. Grimaud sera aussi celui qui donnera aux cartes leurs coins arrondis ainsi que leur surface vernie, afin de fabriquer des cartes toujours durables et solides et dont les coins ne s'effritent plus.
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Mystérieuses pyramides d'Egypte
Les trois
pyramides de Gizeh , immenses vestiges de la puissante Egypte Antique ont de tout temps, stimulé notre imaginaire. Au XIXe siècle, l'egyptologie nouvelle a donné naissance à de nombreux
mythes modernes , aujourd'hui pour la plupart résolus. Mais certains, auxquels on n'a pas trouvé de réponse unanime, sont encore très largement ancrés dans la culture contemporaine. On peut citer :
- l'existence ou non de chambres cachées dans la pyramide de Khéops
- le protocole exact de leur construction (s'il existe)
- les propriétés mathématiques inscrites dans les proportions des édifices
- le possible alignement des trois pyramides de Gizeh et de la Constellation d'Orion.
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Jeu de famille : les Monuments du Monde . Ce
jeu de cartes pour les enfants leur permettra de découvrir l'art et l'architecture en jouant à un
jeu éducatif et ludique.
Histoire du Sudoku
Le mot SuDoku signifie nombre (Su) unique (Doku) en japonais. C'est un jeu de réflexion aux racines très anciennes, mais au succès plutôt récent. Il tiendrait ses origines du "carré magique", un jeu chinois vieux de plusieurs milliers d'années, dont le but est de remplir une grille carrée avec des chiffres, de manière à ce que le résultat de leur somme sur chaque rangée, chaque colonne et chaque diagonale soient égal.
Concernant son origine récente, il semblerait que les premiers Sudokus ont été publiés en 1979 par un journaliste américain spécialisé dans les casse-tête, Howard Garnes, avant de connaître le succès au Japon sous leur forme actuelle à partir de 1984. En Europe, c'est le journal britannique "Times" qui a favorisé la nouvelle expansion de ce casse-tête en publiant quotidiennement une grille de Sudoku à partir d'octobre 2004, sous l'impulsion du néo-zélandais Wayne Gould. En France, c'est "Le Figaro" qui publia les premières grilles quotidiennes de Sudoku au début de l'été 2005.
Mais le concept ne s'arrête pas aux chiffres puisque l'on peut les remplacer par des lettres ou des chiffres en faire par exemple un
Sudo’couleurs de l’impressionnisme . Ainsi le jeu de sudoku est non seulement un jeu de logique mais aussi un
jeu éducatif permettant de découvrir
les tableaux impressionnistes et d'
apprendre en s'amusant !
Les cartes à jouer : des origines floues
L'origine exacte des cartes à jouer est bien difficile à déterminer. S'il est certain qu'elles n'ont pas été inventées en Europe, des pistes se dessinent notamment du côté de la Chine, de l'Inde et de la Perse. mais celle qui semble la plus probable en attribuerait la paternité au Proche-Orient. On a retrouvé des traces remontant au XIIe ou XIIIe siècle, faisant mention d'un jeu mamelouk (membres d'une milice formée d'esclaves affranchis au service des califes musulmans et de l'Empire Ottoman) dont la forme s'apparente au jeu italien actuel. De plus, le nom de certaines figures de ce jeu rappelle les termes italiens (
naibbe ) et espagnols (
naipes ) servant à désigner les cartes à jouer.
On pense en ce sens que l'introduction des
jeux de cartes en Europe s'est faite à peu près simultanément par les deux principaux canaux reliant l'Europe au Moyen-Orient : l'Espagne, alors occupée par les arabes et les marchands vénitiens et lombards.
Aujourd'hui, il en existe de nombreuses sortes. Des jeux de 32, 54 ou 78 cartes, des
jeux de familles ou de
mémory . Elles nous font jouer oui, mais elles nous emmènent aussi en
promenade dans Paris , nous font découvrir les
peintres français classiques ou encore les
monuments du Monde ... bref elles nous permettent
d'apprendre en s'amusant !
Le jeu des 7 familles
L'origine du
jeu de familles remonterait au XIXe siècle. Il se compose généralement de 7 familles comprenant 6 membres-type : les grands parents, les parents, la fille et le fils. Il doit son immense popularité à deux éléments :
D'une part, la simplicité de sa règle du jeu le rend abordable aux plus jeunes. Les joueurs (pouvant être au nombre de 2 jusqu'à 6) ont pour but de reconstituer le plus de familles entières possible. Les joueurs démarrent avec 7 cartes dans la main et tour à tour demandent au joueur à leur gauche, un personnage d'une famille qu'ils souhaitent posséder. Si le joueur en question ne la possède pas, le demandeur doit piocher une carte dans le tas laissé de côté. S'il trouve la carte qu'il cherchait, il peut rejouer. Sinon, il laisse la main au joueur suivant.
D'autre part, il est déclinable à l'infini et peut aisément devenir un
jeu éducatif . Les familles peuvent par exemple avoir pour thème les
tableaux de peintres ,
la musique ,
les monuments du Monde ou encore
les peintures impressionnistes .
Inépuisables cartes à jouer
Avant de représenter les motifs que nous connaissons, le dos des cartes à jouer fut longtemps blanc. Jusqu'au début du XIXe siècle, le papier était rare et les cartes servaient ainsi souvent à d'autres fins. On y retrouva des mots doux, des cartes de visites, mais aussi des papiers officiels tels que certificats de mariages ou reconnaissances de dettes. Elles furent même utilisées comme monnaie sous la Révolution ! Mémoires du passé, on y retrouva des notes de Molière, Napoléon ou Rousseau ou même des listes d'invités de Louis XVI !
Un peu à l'image des cartes postales, elles sont devenues des témoins importants de l'
Histoire de France , faisant voyager des bribes de vie jusqu'Ã nous. Aujourd'hui, il en existe de nombreuses sortes. Des jeux de 32, 54 ou 78 cartes, des
jeux de familles ou de
mémory ... Elles nous font jouer, oui, mais elles nous emmènent aussi en
promenade dans Paris , nous font découvrir les
peintres français classiques ou encore les
monuments du Monde ... bref elles nous permettent
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