Les quais de Seine sont toujours synonymes de promenade dans le temps. Un fleuve qui s’écoule lentement, les péniches amarrées, les mouettes chantantes, les arbres dansant dans le vent. C’est cette quiétude sans doute qui a inspiré Sylvie de Soye pour son jeu Promenade dans Paris.

 

 

 

Chaque jeu Sylvie de Soye est accompagné d’un Livret explicatif qui raconte plein d’anecdotes et d’histoires amusantes.

Dans le livret sur Paris, vous trouverez les 7 familles parisiennes :

Le long des quais, La voie Triomphale, Les grands Boulevards, Sur la butte Montmartre, Des Halles au Maris, Vers le Quartier Latin et Autour de Montparnasse.

Arrêtons-nous le long des quais pour faire un tour dans l’histoire de ces bouquinistes, si spécifiques à Paris, et qu’aiment tant nos visiteurs étrangers.

 

 

 

Extrait :

«Que de livres, que de livres ! Il passe plus de livres dans les boîtes des quais qu’il ne coule d’eau sous les ponts de Paris… Mais que de livres, c’est de la folie, que de livres sur les quais !» Ces pittoresques boîtes à livres ainsi décrites par un promeneur de jadis, Paris est la seule ville à en posséder ; accrochées aux parapets des quais, ouvertes en plein air, elles appartiennent à des vendeurs de vieilles éditions, d’ouvrages d’occasion ou d’images anciennes : les bouquinistes. Apparus dès le 16e siècle, concurrents des librairies avec «enseigne peinte», ces humbles marchands étalaient sur des tréteaux ou par terre, sur des toiles, des livres en plus ou moins bon état ; d’autres avaient une boîte en osier qu’ils portaient attachée par une courroie autour du cou, et allaient par les rues proposer leur marchandise.

Les autorités faisaient la chasse à ces petits marchands ; on leur reprochait de présenter des «écrits sur la religion, sur le gouvernement de l’Estat et contre la pureté des mœurs» !

Le pouvoir royal va donc essayer, jusqu’à la Révolution, de contrôler ce marché et accorde quelques autorisations ; mais la majorité de ces vendeurs préfère s’en passer, quitte à se faire confisquer la marchandise ou, même, subir une « petite punition corporelle »… Ces récalcitrants vont s’approprier peu à peu le Pont-Neuf et les quais, surtout ceux de la rive gauche.

Les interdictions sont renouvelées périodiquement, ce qui prouve qu’elles n’étaient guère respectées ; mais on cherche toujours à en finir avec cette profession indésirable. Malgré tout, ces étalages plaisent beaucoup aux Parisiens qui viennent là flâner en nombre par beau temps. A la fin du 18e siècle, ce commerce devient enfin toléré ; il ne sera réellement autorisé qu’au siècle suivant, à condition que les boîtes soient suffisamment espacées pour laisser voir, entre elles, couler la Seine ! On compte actuellement 250 bouquinistes sur les quais. »

 

Peinture : c’est l’occasion de vous refaire découvrir Quai des Grands Augustins de 1888 de Jules Trayer (1824-1908), peintre français très inspiré par la Bretagne, qui nous livre une très belle vision des quais. Carte : Copyright Jeux Sylvie de Soye

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